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24HEURES MOTOS 2019 : Chute, Doutes et Persévérance

Les photos

Nouvelle année, Nouvelle Moto !

Pour notre 4ème participations (2016 – 2017 – 2018 – 2019) aux 24 Heures Motos, sur le circuit Bugatti du Mans, nos anciennes Kawasaki ZX10R laissent place à leurs petites sœurs. Après une prise en main en fin d’année 2018 et une préparation cet hiver entre les mains des « REGOUBY père et fils », est sont prêtes à prendre la relève!

L’ objectif de cette année reste avant tout de finir mais avec dans le viseur une place dans le top 10 de notre catégorie (Superstock) et top 20 au général.

L’ équipe qui depuis 2014 fait de cette belle aventure, une réalité, est au rendez-vous: pannauteurs, ravitailleurs, mécaniciens, cuisinières, ostéopathes, pompiers, … pour accompagner les 3 pilotes: BAPTISTE, ALEXIS et ANTOINE. Pas de 4ème pilote pour cette édition donc pas le droit à la blessure !

Les essais Pré-Mans

Comme l’année dernière nous n’avons pas voulu démarrer dans le grand bain directement ! Alors direction le circuit de Magny-Cours pour nos « winter test » deux semaines avant les prés-Mans. Coup de chance, une météo identique à l’Espagne sans la distance! Qui dit nouvelle moto, dit nouveaux réglages et apprentissage l’électronique! La nouvelle Kawa il faut le dompter! Les pilotes sont un peu dans le flou et les mécanos (Didier et Gaël) tentent de trouver des solutions pour retomber dans les chronos des anciennes. Les 2 jours se finissent avec des interrogations ???

Début des Pré-Mans et bizarrement de la pluie. Bon on ne sait pas le temps qu’il fera pour la course et il faut continuer de comprendre et régler la moto. En fin de journée après une aide précieuse de BPRS et KAWASAKI nous trouvons des solutions à nos problèmes, Enfin ! Le lendemain nous décidons d’ attendre l’après-midi pour rouler sur le sec et les réglages de la veille se confirment, même si on écourte ces tests suite à une chute d’Alexis.

Début de semaine :

De retour dans notre annexe sarthoise, le Box 11, pour ne pas changer nos habitudes et puis cela évite de recouper la moquette! Nos voisins cette année : à gauche le FCC championne du monde en titre et à gauche le YART qui remplace le Team de Christophe GUYOT (GMT 94) parti en mondial supersport.

Au Programme de la semaine :

  • Lundi : installation du box, loge, support paddock, …
  • Mardi : essai libre toute la journée
  • Mercredi : contrôle administratif et technique
  • jeudi : essai libre, 1ère qualification et essai de nuit
  • vendredi : 2ème qualification
  • samedi : warm-up et départ de la course à 15h00
  • dimanche : arrivée de la course à 15h00

Les qualifications :

Nous savons que réitérer les chronos de l’an passé ne sera pas simple car les pilotes se cherchent encore un peu sur la moto, mais on peu compter sur eux pour donner le maximum. La qualification du jeudi se déroule sous un soleil de plomb et le chrono à du mal à descendre, sans parler des chutes à répétitions de nos adversaires. En 1’42″ pour Baptiste et 1’43 » pour Alexis et Antoine les pilotes sont déçus, mais rassurés par la régularité des chronos pour la course. Vendredi matin deuxième qualification, il fait déjà chaud quand Baptiste part et cela ne va pas s’arranger au fil des heures. Malgré tout, les 3 pilotes améliorent leurs chronos. Baptiste en 1’41″31, Antoine en 1’42″70 et Alexis qui copie Antoine avec le même chrono.

Les qualifications sont terminées et les regards se tournent vers la course avec une 49ème place sur la grille, juste devant notre box, ce qui contribue à faire oublier aux pilotes la petite déception du chrono. Puis, comme dit Didier, 20ème, 30ème ou 60ème, c’est de l’endurance et en 24H il s’en passe des choses.

Le warm-up :

Cette année pas de changement de moteur pour la course (les motos sont neuves) mais les mécanos vont faire des heures pour permettre à la #51 de rejoindre le drapeau à damier. Et il ne faut pas oublier que ceux sont les détails qui font la différence et qui vous permettent de finir une course comme celle-ci. Une course d’endurance de 24 heures ne se gagne pas elle se mérite !

Samedi matin début du warm-up, les pilotes se dégourdissent les jambes et font les derniers réglages sur la moto pour la course. Plus qu’à attendre 15H pour le départ avec cette atmosphère pesante qui ne part pas au fil des années de participations.

La course :

13H55 : Le klaxon de l’ouverture de la voie des stands retenti, les motos sortent des boxs pour la mise en place sur la grille de départ. Comme pour chaque course c’est Baptiste qui prendra le départ (nous avons nos petites habitudes comme un vieux couple). Comme chaque année la remontée de la coupe, présentation des Teams, l’hymne national, le rituel de Baptiste et le panneau évacuation de la piste est présenté.


 

15H00 : Départ sous le soleil, on sait que la piste va être piégeuse avec ces températures et qu’il va falloir être vigilant jusqu’à 18 heures.

 

15H01 : Comme on le redoutait, la piste fait ses premières victimes avec une double chute dans la chicane Dunlop.

 

15H30 : Baptiste se fait piéger à son tour. Il chute dans la chicane du chemin aux boeufs. Il ramène la moto au box après 10 min de poussette. Les mécanos s’affèrent pour quelle reparte le plus rapidement possible.

16H00 : Antoine prend le guidon pour son premier relai, objectif des premiers tours: valider la moto après la chute. Il ne rentre pas ! Ouf, le staff a fait le job et nous revoilà en piste. Nous sommes à ce moment de la course avant dernier (59ème) avec 21 tours de retard sur l’antépénultième.

 

17H05 : Entrée dans la voie des stands, changement de pilote, ravitaillement et début du relai d’Alexis. Un doute inquiète un peu l’équipe, la moto roule bien mais Antoine ressent des vibrations sur la moto qu’il a du mal à identifier. Est ce les carénages? Le moteur? La partie cycle? Pas évident. Par contre la bonne nouvelle est que Baptiste va pouvoir assurer ses relais, en serrant « un peu » les dents !

 

19H01 : Après 4H de course, les relais s’enchainent et la #51 pointe son nez à la 53ème place. Seule ombre au tableau de cette remontée la moto vibre de plus en plus et on attend le retour de Baptiste pour avoir son ressenti.

 

22H00 : Une atmosphère pesante a envahie le box. Didier (Team manager), Baptiste et Antoine ont fait le point sur l’état de la moto. Depuis la chute, elle devient de plus en plus inconduisible et dangereuse avec le risque que ce soit le moteur qui casse ! Je vous laisse imaginer si cela arrive dans la courbe Dunlop en pleine charge. La décision est prise, Baptiste prend son relai et le choix sera fait d’abandonner ou pas avec Alexis et Antoine.

 

22H36 : On présente à Baptiste le message BOX OK, cela signifie que le Team accepte l’abandon pour la sécurité des pilotes. Baptiste rentre la moto directement dans le box. Alors que les pleurs et la déception envahissent les visages,  on découvre le problème à quelques minutes de l’abandon ! L’un des deux tubes de fourche fuit suite aux marques des cailloux lors de la chute. Encouragé par Alexis, nous testons un changement de fourche et de toute la face avant de la moto, dans l’espoir que cela ne soit pas le moteur. Les mécanos vont encore une fois faire des prouesses et nous remettre en selle.

 

02H00 : Nous sommes 44ème, les relais s’enchainent bien et les faits de course nous font remonter au classement.

 

08H00 : Le jour prend place avec un soleil radieux sur le circuit de la Sarthe. Nous sommes au 2/3 de la course et avec la fraicheur du matin, nous devons faire attention à la mécanique, même si depuis la réparation en début de soirée, la moto a retrouvé tout son potentiel. Nous pointons à la 38ème place à ce moment de la course.

 

14H16 : Antoine finit son dernier relai et laisse à Alexis la joie et le stress d’amener la moto jusqu’au drapeau à damier. Après l’intervention du safety-car et un dernier quart d’heure de folie pour la victoire en catégorie EWC,

15H : Le drapeau à damiers est présenté.

 

Nous finissons ces 24 Heures Motos à la 34ème position scratch sur 59 équipages, 18ème de notre catégorie et avec 740 tours couverts. Alors oui, avec des SI, notre objectif d’un top 20 était jouable, mais dans l’endurance les SI n’ont pas leurs place. Cette édition des 24H du Mans aura été pour le Team la course la plus intense depuis sa création. Elle a démontré la force, la persévérance, la ténacité et l’esprit humain de l’ensemble des personnes qui la compose.

Pour conclure cet article, une phrase du TEAM MOTORS EVENTS : « Pire que la défaite, l’abandon !


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